Vous êtes près de 5 000 Canadiens et Canadiennes inscrit.e.s actuellement au registre BETTER, le premier registre de personnes vivant, ou ayant un enfant vivant, avec le diabète de type 1 (DT1) ou LADA. Merci énormément de participer à cette initiative de recherche, lancée en 2019. En partageant votre expérience de vie avec le DT1, vous aidez nos chercheurs et chercheuses à mieux comprendre les réalités de cette maladie auto-immune, à faire avancer les connaissances et les soins, à identifier certains besoins liés à la gestion du DT1 et à plaider pour un meilleur accès aux technologies et traitements.
En remplissant le(s) questionnaire(s) du registre, ainsi que les suivis annuels, vous offrez en effet aux scientifiques une mine d’informations qu’il serait difficile pour eux et elles d’obtenir autrement : nombre d’hypoglycémies dans les derniers mois, qualité du sommeil, niveau d’activité physique, impact du DT1 sur la santé mentale, utilisation des technologies ou non, etc. Vous devenez des membres précieux de la recherche sur le DT1.
Mais que faisons-nous réellement de ces informations? Comment assurons-nous la sécurité de vos données? Qu’avons-nous appris grâce à vous? Découvrons ensemble les rouages du registre BETTER.
Tout commence par un formulaire de consentement
Toute participation à un projet de recherche débute par la lecture et la signature d’un formulaire de consentement. Le gouvernement du Canada stipule que pour que la recherche réalisée avec des êtres humains soit considérée comme éthique, il est essentiel que les participant.e.s donnent leur consentement libre, éclairé et continu. La recherche ne peut commencer qu’après que les participant.e.s ont donné leur consentement initial, et les personnes doivent avoir la possibilité de retirer leur consentement à tout moment au cours du projet de recherche.
Avant de remplir le(s) questionnaire(s) lié(s) au DT1, vous aurez donc à prendre connaissance du formulaire de consentement qui précise le but de notre recherche, ses procédures, ses avantages, ses risques et ses inconvénients, s’il y a lieu. Il vous explique également comment l’équipe BETTER conserve et protège vos données.
Des informations hautement confidentielles
Bien que nous vous demandions de fournir votre nom, votre adresse postale, votre date de naissance et votre adresse courriel, ces informations sont sauvegardées dans une base de données distincte de celle contenant les données liées au DT1. Ainsi, un scientifique qui désire utiliser le registre BETTER n’a pas accès aux informations permettant de vous identifier.
Seulement les chercheurs et chercheuses responsables du projet de recherche peuvent accéder aux données du registre. Les autres scientifiques ou partenaires désirant avoir accès aux données devront en faire la demande par écrit et celle-ci devra être approuvée par un comité d’éthique de la recherche. En aucun cas, des informations permettant de vous identifier ne seront transmises.
Au service de la science et de la défense de vos droits
Vos informations de vie avec le DT1 sont essentielles pour faire avancer les connaissances et mieux comprendre les impacts de cette maladie auto-immune, ses traitements, ses défis… Les données du registre peuvent également servir à appuyer un plaidoyer pour un meilleur accès aux technologies, comme les lecteurs de la glycémie en continu et les pompes à insuline. En aucun cas, toutefois, elles ne sont utilisées à des fins de marketing.
Quelques constats issus du registre BETTER
Depuis 2019, nous menons différentes études qui exploitent les données du registre. Voici quelques exemples de ce que nous avons pu apprendre grâce à vos réponses aux différents questionnaires. Vous pouvez également consulter la section Nos publications et nos billets de blogue pour en découvrir d’autres.
La réalité des hypoglycémies semble différer selon le genre
Selon l’une de nos études, publiée en 2023 et réalisée avec les données rapportées par 900 adultes inscrits au registre BETTER :
- Les femmes rapportent davantage d’hypoglycémies non sévères et d’hypoglycémies nocturnes, de fatigue persistante et d’anxiété liées à l’hypoglycémie que les hommes.
- Les femmes expriment davantage de détresse liée au diabète, de peur de l’hypoglycémie et moins de confiance en leurs capacités à gérer l’hypoglycémie que les hommes.
Pourquoi ce constat est-il important?
Cette étude souligne l’importance de personnaliser les recommandations, les outils et le soutien en lien avec la gestion des hypoglycémies. Elle permet aussi de mieux comprendre les défis rencontrés par différentes personnes.
Les personnes adoptant une alimentation plus faible en glucides rapportent davantage d’hémoglobines glyquées dans les cibles
Selon l’une de nos études, publiée en 2024 et réalisée avec les données d’apports alimentaires de 285 adultes inscrits au registre BETTER :
- Une alimentation plus faible en glucides semble associée à une meilleure probabilité d’atteindre la cible d’hémoglobine glyquée (taux de sucre moyen sur trois mois) recommandée de 7,0 % ou moins.
- Les participant.e.s ayant une alimentation plus faible en glucides ne rapportaient pas plus d’hypoglycémies sévères.
- Une alimentation plus faible en glucides n’a pas été associée à des impacts négatifs sur les facteurs de risque cardiovasculaire.
Pourquoi ce constat est-il important?
Il est primordial de comprendre l’impact des différents modes d’alimentation sur le DT1 afin que chaque personne puisse prendre des décisions éclairées.
D’autres études seront nécessaires pour confirmer ces observations.
Pour en savoir plus : L’alimentation faible en glucides, un bon moyen de gérer le diabète de type 1?
Le statut socioéconomique est associé à plus de risques de complications
Selon l’une de nos études, publiée en 2022 et réalisée avec les données de 1 333 personnes inscrites au registre BETTER :
- Un statut socioéconomique plus faible est associé à un plus haut risque d’avoir des glycémies élevées et des complications en lien avec le DT1 (p. ex. atteintes aux yeux et aux reins, dépression, maladies cardiovasculaires)
Pourquoi ce constat est-il important?
Cette étude met en lumière les inégalités qui perdurent malgré l’existence de régimes publics d’assurances.
Elle permet de mieux comprendre ces inégalités et de voir comment il est possible de les réduire.
Pour en savoir plus : Statut socioéconomique et diabète de type 1 : quel impact sur le risque de complications?
Le surpoids et l’obésité posent des défis uniques pour la vie avec le DT1
Selon l’une de nos études, publiée en 2024 et réalisée avec les données de 1 091 adultes inscrits au registre BETTER :
- L’excès de poids est associé à des valeurs d’hémoglobine glyquée supérieures à la cible recommandée de 7,0 %.
- Un poids corporel élevé peut augmenter le risque de complications liées au DT1.
Pourquoi ce constat est-il important?
En comprenant mieux l’influence du poids sur la gestion du DT1, il est possible pour les personnes vivant avec le DT1 et leur équipe de soins de prendre des décisions éclairées et de personnaliser les traitements.
Pour en savoir plus : Y a-t-il un lien entre le poids et la gestion du diabète de type 1?
La perception de la stigmatisation varie selon le sexe et l’âge
Selon l’une de nos études, publiée en 2024 et réalisée avec les données de 709 participants au registre BETTER :
- Les femmes vivant avec le DT1 perçoivent davantage de stigmatisation (phénomène social se manifestant par l’exclusion, le rejet, le blâme ou la dévalorisation d’un groupe de personnes) que les hommes.
- Les jeunes de 14 à 24 ans se sentent davantage stigmatisés que les autres groupes d’âge.
- La perception globale de la stigmatisation liée au DT1 diminue avec l’âge.
Pourquoi ce constat est-il important?
Cette étude souligne la nécessité d’interventions adaptées en fonction de l’âge et du sexe (p. ex. campagnes d’éducation, soutien psychosocial).
Elle permet de mieux comprendre les facteurs de risque associés à la stigmatisation et de sensibiliser le public et les professionnels de santé à cette réalité du DT1.
Pour en savoir plus : Comment les personnes vivant avec le diabète de type 1 perçoivent-elles la stigmatisation?
Faites entendre votre voix
Plusieurs autres études utilisant les données du registre sont en cours sur différents sujets : le diabète LADA (aussi appelé diabète de type 1 lent ou tardif), la qualité du sommeil, le vieillissement avec le DT1, les parents d’enfants de 13 et moins vivant avec le DT1, l’impact de la consommation d’alcool, de tabac ou de cannabis, le développement d’autres maladies auto-immunes, etc.
Vous n’êtes pas inscrit au registre? Il est toujours temps de partager votre quotidien, ou celui de votre enfant, avec le DT1 ou le diabète LADA pour aider à faire avancer les connaissances. Cliquez ici!
Pour ceux et celles qui font déjà partie du registre, aidez-nous à mieux comprendre la vie avec le DT1 et le diabète LADA à long terme. En remplissant le questionnaire annuel (il vous est envoyé par courriel chaque année), vous nous aidez à analyser, notamment, l’évolution des soins, des traitements, des technologies et la qualité de vie avec cette maladie.
Tous ensemble, nous pouvons faire une différence!
Écrit par : Nathalie Kinnard, rédactrice scientifique et assistante de recherche
Révisé par :
- Sarah Haag, R.N., B. Sc.
- Virginie Messier, M. Sc.
- Anne-Sophie Brazeau, Dt.P., Ph. D.
- Claude Laforest, Michel Dostie et Domitille Dervaux, patients partenaires du projet BETTER
Révision linguistique par : Marie-Christine Payette
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Premier registre de personnes vivant avec le diabète de type 1 au Canada.
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