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Impacts d’un diagnostic tardif de diabète de type 1 (LADA) sur le quotidien

Le Latent Autoimmune Diabetes in Adults (LADA) est une forme de diabète de type 1 (DT1) qui produit elle aussi des anticorps qui détruisent les cellules bêta du pancréas productrices d’insuline. Le LADA est souvent diagnostiqué à tort comme un diabète de type 2 (DT2), puisqu’il apparaît souvent après l’âge de 30 ans et de façon plus progressive que le DT1 typique. Le début de maladie est donc souvent associé à de l’incompréhension et des échecs de traitements, jusqu’à ce que le diagnostic approprié soit établi. En plus de ces difficultés, les personnes qui vivent avec un LADA ont un diabète qui impose les mêmes défis que ceux vécus par les individus vivant avec le DT1.

Des habitudes parfois difficiles à changer

Chez les personnes plus âgées diagnostiquées avec le LADA, changer des habitudes de vie est un défi de taille puisque celles-ci sont bien implantées dans le quotidien. Une équipe de recherche espagnole a étudié la qualité de vie des personnes vivant avec le LADA. Les chercheurs ont recruté un groupe de participants vivant avec le LADA, un groupe vivant avec le DT1 (traitements similaires) et un groupe vivant avec le DT2 (âge similaire). Ils ont évalué la satisfaction du traitement en cours et la qualité de vie reliée au diabète au moyen de questionnaires.

Voici quelques constats de l’étude:

  • Comparativement aux personnes du même âge qui vivent avec le DT2, les individus qui vivent avec le LADA rapportent une moins bonne qualité de vie en lien avec le diabète.
  • Comparativement aux personnes avec le même traitement qui vivent avec le DT1, les individus qui vivent avec le LADA rapportent une qualité de vie comparable en lien avec le diabète.
  • De façon générale, les personnes vivant avec le LADA ont une satisfaction moins élevée de leur traitement; elles rapportent percevoir plus d’hypos et d’hyperglycémies que les groupes vivant avec le DT1 ou le DT2.

Soutien supplémentaire pour cette population

L’équipe BETTER travaille avec plusieurs chercheurs et professionnels de la santé, mais aussi en partenariat avec des patients vivant avec le DT1. Une patiente-partenaire, Manon Lalonde, a reçu un diagnostic de LADA à l’âge de 50 ans:

« Le manque de support pour une personne qui est diagnostiquée très tard est un besoin à améliorer. J’étais une athlète de niveau international qui s’entraînait 6 jours par semaine. Ma vie a été complètement chamboulée par ce diagnostic. Je n’avais personne à qui demander de l’information sur comment gérer les entraînements pour éviter les hypos et tout ce qui vient avec le diabète. Je suis consciente qu’un diabétique diagnostiqué plus jeune vit aussi des frustrations lorsqu’il devient adulte, mais son réseau de soutien en lien avec le diabète est souvent déjà existant. Ainsi, l’expérience diabétique est totalement différente. Pour un adulte de 40 ou 50 ans nouvellement diagnostiqué, le réseau de soutien est presque ou totalement inexistant. »

Manon Lalonde, patiente-partenaire du projet BETTER

Dans le registre BETTER, environ 7% des patients rapportent avoir reçu un diagnostic de LADA. Nous planifions :

  • Sensibiliser les professionnels de la santé à cette problématique grandissante puisque l’âge moyen du diagnostic du DT1 est de plus en plus élevé et le bon diagnostic du type de diabète est souvent différé.
  • Étudier les défis spécifiques pour ces individus.
  • Mieux définir et comprendre le LADA, les causes de son apparition, et son évolution clinique avec le temps.

Le registre BETTER souhaite dresser un portrait de la population vivant avec le DT1 pour mieux répondre à vos besoins.

Inscrivez-vous ou votre enfant au www.type1better.com.

Référence

  • Granado-Casas, M., Martínez-Alonso, M., Alcubierre, N., Ramírez-Morros, A., Hernández, M., Castelblanco, E., . . . Mauricio, D. (2017). Decreased quality of life and treatment satisfaction in patients with latent autoimmune diabetes of the adult. PeerJ, 5. doi:10.7717/peerj.3928