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Impact des symptômes de dépression et d’anxiété sur le diabète de type 1

Vivre avec le diabète de type 1(DT1) est un défi constant qui peut parfois conduire à de l’épuisement, de l’anxiété, voire des symptômes de dépression

En effet, le fardeau quotidien engendré par le traitement à l’insuline, les mesures de la glycémie, l’adaptation des activités en fonction de la glycémie, la gestion des hypo et des hyperglycémies, les risques de complications et parfois la stigmatisation sociale peuvent influencer la qualité de vie et le bien être des personnes qui vivent avec le DT1. 

Ceci pourrait expliquer que le risque de dépression est environ 2 à 3 fois plus élevé chez les personnes qui vivent avec le DT1 que dans la population générale.1

Le risque de présenter de l’anxiété, quant à lui, est 1,5 fois plus élevé. Selon les résultats d’une étude portant sur les personnes qui vivent avec le DT1, ce risque s’expliquerait en grande partie par la crainte de développer des complications liées au diabète.

Parfois, les deux conditions peuvent être présentes en même temps. En effet, une personne qui fait de l’anxiété aura davantage de risque de développer des symptômes de dépression et inversement.

Effets sur la gestion du DT1

Une équipe de chercheurs australiens a cherché à comprendre l’impact de l’anxiété et des symptômes dépressifs sur l’autogestion du diabète, les glycémies à long terme (HbA1c) et les complications du diabète chez des adultes vivant avec le DT1.2

L’étude menée par ces chercheurs indique que les symptômes dépressifs sont associés à une réduction de l’engagement dans les soins (alimentation, surveillance de la glycémie, prise de la médication, activité physique, etc.) qui conduit à une gestion glycémique sous-optimale chez les personnes qui vivent avec le DT1. 

On observe les mêmes constatations lorsque de l’anxiété s’ajoute aux symptômes dépressifs.

En revanche, l’anxiété seule n’aurait pas d’impact négatif sur l’autogestion ni sur les glycémies à long terme. 

Prendre en compte l’aspect psychologique pour mieux accompagner les personnes vivant avec le DT1

Les résultats de l’étude suggèrent que les soins offerts aux personnes vivant avec le DT1, y compris la prise en charge psychologique si nécessaire, devraient prendre en compte l’impact potentiel de la dépression. Cela permettrait un meilleur accompagnement afin de viser une amélioration de l’autogestion du diabète et ainsi, d’obtenir un impact positif sur la santé des personnes vivant avec le DT1.

Une large partie de l’étude BETTER vise à mieux comprendre les défis reliés à la santé psychologique et mentale pour les personnes qui vivent avec le diabète de type 1.

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Références: 

1- Barnard, K.D., Skinner, T.C., Peveler, R., 2006. The prevalence of co-morbid depression in adults with Type 1 diabetes: systematic literature review. Diabet. Med. 23, 445–448. 

2- Schmitt, A., McSharry, J., Speight, J., Holmes-Truscott, E., Hendrieckx, C., Skinner, T., Pouwer, F., & Byrne, M. (2021). Symptoms of depression and anxiety in adults with type 1 diabetes: Associations with self-care behaviour, glycaemia and incident complications over four years – Results from diabetes MILES-Australia. Journal of affective disorders, 282, 803–811. 

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