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Une nouvelle insuline basale à injecter une fois par semaine

Pour leurs traitements d’insuline, les personnes vivant avec le diabète de type 1 (DT1) peuvent utiliser une pompe à insuline ou des injections multiples. Pour les injections, on combine deux types d’insuline, le plus souvent pour un total de 4 injections quotidiennes :

  • Une insuline rapide qui agit pendant environ 4 heures, afin de couvrir le pic glycémique attendu après un repas. 
  • Une insuline à action lente, le plus souvent administrée une fois par jour, afin de combler les besoins de base en dehors des repas.

De manière générale, pour faciliter la gestion des glycémies, les experts cherchent à développer des insulines rapides de plus en plus rapides et inversement, des insulines lentes de plus en plus lentes et stables.

La rencontre scientifique de l’American Diabetes Association (ADA), qui s’est déroulée il y a quelques semaines, a présenté plusieurs nouvelles recherches témoignant de l’avancement des traitements du diabète. L’une des innovations prometteuses est l’insuline Icodec. Cette insuline basale s’injecte 1 fois par semaine et ainsi, couvre les besoins en insuline basale pour la semaine. Pour cette étude, les chercheurs ont recruté des participants vivant avec le diabète de type 2 (DT2) ne s’étant jamais injectés d’insuline auparavant.

Comment ça fonctionne?

L’insuline Icodec prend beaucoup plus de temps à agir et à être éliminée par le corps grâce à deux mécanismes principaux :

  • Après son injection, ses molécules se dissolvent très lentement, laissant passer cette insuline dans le sang de façon progressive.
  • Une fois dans le sang, l’insuline Icodec se lie plus fortement à une protéine dans le sang, nommée « albumine », que les autres insulines basales sur le marché. Cela lui permet de demeurer plusieurs jours dans le corps.

Aussi efficace que les autres insulines basales?

Les résultats de l’étude indiquent que l’insuline Icodec est aussi efficace que la glargine (Basaglar, Lantus). Les chercheurs n’ont effectivement pas observé de différence significative dans la diminution de l’hémoglobine glyquée (HbA1C) entre le groupe utilisant la glargine en comparaison à celui qui utilisait l’Icodec. Le risque d’hypoglycémie était comparable chez  les deux groupes.

De plus, en moyenne, le nombre d’unités d’Icodec requis pour une semaine était d’environ 229 u vs 284 u pour la glargine. Ainsi, les individus vivant avec le DT2 du groupe Icodec ont eu besoin de moins d’insuline pour les mêmes résultats d’HbA1C.

Aucune donnée n’est disponible concernant cette nouvelle insuline pour les individus qui vivent avec le DT1. Cependant, les ajustements de doses au quotidien, les situations où une baisse rapide d’insuline est requise ainsi que des situations imprévues (hospitalisation, activité physique prolongée, etc.) restent à considérer.

Vous vivez avec le diabète de type 1 et souhaitez aider la recherche tout en demeurant à la maison? 

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