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Rentrée scolaire et diabète de type 1

C’est bientôt le temps de la rentrée scolaire! Si votre enfant vit avec le diabète de type 1 (DT1), la rentrée scolaire implique certaines considérations supplémentaires, surtout lorsqu’il s’agit de sa première rentrée avec le DT1.

Un enfant scolarisé passe plus de 30 heures par semaine à l’extérieur de la maison. Pour les parents, il n’est pas toujours facile de faire confiance à d’autres personnes, surtout lorsqu’il s’agit de prendre en charge les soins entourant le diabète. 

Dans la majorité des cas, l’intégration de l’enfant se fait sans difficulté, et la collaboration avec les intervenants contribue à cette réussite.

Voici quelques éléments clefs pour favoriser une rentrée scolaire en toute sérénité.

L’enfant

La plupart des enfants voudront être acceptés pour ce qu’ils sont en dehors du fait qu’ils vivent avec le DT1. Ils peuvent ne pas souhaiter être différenciés des autres enfants et participer, autant que possible, à toutes les activités. Pour cela, il est préférable de ne pas demander de privilèges particuliers et de respecter les horaires de l’école (p.ex. heure des collations).

En fonction de l’âge et de la maturité de votre enfant, celui-ci peut être en mesure de s’impliquer à son niveau dans la gestion de ses glycémies. Plus votre enfant connaît sa maladie, plus il peut-être indépendant vis-à-vis des intervenants de l’école.

Les intervenants et le milieu scolaire

Toute personne qui intervient auprès de votre enfant (personnel enseignant, responsable du service de garde sur l’heure du dîner, chauffeur d’autobus, etc.) devrait avoir reçu de l’information sur le DT1. Cette information peut être donnée par vous-mêmes (les parents), une association, ou encore l’équipe de soins. Lorsque présente, l’infirmière scolaire peut également être impliquée pour aider à former les intervenants. En revanche, les infirmières scolaires du Québec travaillent généralement dans plusieurs écoles et ne sont pas toujours disponibles pour superviser ou administrer l’insuline sur l’heure du dîner, par exemple.

Il existe des ressources, sur internet, qui sont très bien faites pour former les intervenants du milieu scolaire. 

Les intervenants doivent donc en fonction de leur implication auprès de l’enfant:

  • savoir prévenir, détecter et traiter tout épisode d’hypoglycémie (taux de sucre trop bas)
  • aider l’enfant à effectuer la surveillance de ses glycémies et effectuer l’administration de son insuline 
  • s’assurer que l’enfant prenne ses collations et ses repas comme prévu (lorsque l’enfant est jeune ou inexpérimenté)
  • connaître les stratégies et mesures en lien avec l’activité physique (p.ex. collation avant ou après l’activité physique)
  • rapporter tout problème en lien avec le diabète
  • communiquer régulièrement avec les parents

L’hypoglycémie est sans doute la situation qui inquiète le plus les parents. Afin de diminuer cette inquiétude, assurez-vous que les intervenants connaissent les symptômes, ou les termes que votre enfant utilise habituellement pour indiquer son malaise lorsqu’un événement se produit, ainsi que le traitement adapté (p.ex. utilisation du glucagon en cas d’hypoglycémie sévère).

Il en va de même en cas d’hyperglycémie (taux de sucre trop élevé). À noter que certaines technologies impliquent un apprentissage et une surveillance particulière de la part de l’équipe. (p.ex. risque d’hyperglycémie en cas de mauvais fonctionnement de la pompe à insuline)

Dans tous les cas, il est important que l’équipe vous avertisse sans tarder si votre enfant présente des nausées ou vomissements accompagnés d’une glycémie élevée compte tenu du risque d’acidocétose diabétique.

Il est important de mentionner auprès de l’équipe qu’un enfant qui vit avec le DT1 n’est pas différent d’un autre enfant lorsque la gestion de sa glycémie est optimale. Ils peuvent donc s’attendre à ce que l’enfant soit aussi bon et participe aux activités comme les autres enfants de sa classe.

Se positionner en tant que parents

Tous les parents veulent le meilleur pour leur enfant et espèrent que les soins apportés au sein de l’école soient aussi bons que ceux donnés à la maison. Cependant, la réalité du milieu scolaire est à prendre en compte. 

En cas de problème ou de difficulté, un plan thérapeutique infirmier (PTI) peut être mis en place, en collaboration avec l’infirmière scolaire, la direction de l’école et l’infirmière de l’équipe de soins.

Il existe également le code 33 qui peut allouer un montant au milieu scolaire afin de favoriser l’encadrement d’un enfant avec une «déficience organique» . Le diabète insulino-dépendant fait partie de la liste du code 33.

Certaines technologies telles que les lecteurs de la glycémie en continu (p.ex. Dexcom et Freestyle Libre 2) offrent la possibilité de suivre à distance la glycémie de l’enfant. Ces technologies permettent ainsi de rassurer et d’avertir le parent lorsqu’une hypoglycémie, ou une hyperglycémie, se produit.

Un climat de collaboration et de confiance avec les intervenants favorise l’intégration de l’enfant et l’établissement des éléments indispensables à sa sécurité.

Accepter que l’école puisse commettre des erreurs, tout comme cela peut arriver aux parents, permettra de favoriser ce climat. 


Nous testons actuellement une façon simplifiée d’enseigner l'administration de glucagon dans le milieu scolaire. Si vous habitez dans la région de la capitale nationale et que vous êtes intéressé, contactez la personne responsable du projet au 418-525-4444 poste 48729 ou écrivez à l’adresse courriel suivante : yue-pei.wang.1@ulaval.ca.


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Références:

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