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La santé sexuelle et le diabète de type 1

Il n’est pas toujours facile de discuter de sa santé sexuelle avec son entourage ou son équipe de soins. Ainsi, les particularités associées à la santé sexuelle des personnes vivant avec le diabète de type 1 (DT1) ne sont pas nécessairement bien connues ou comprises par les personnes atteintes.

Particularités selon le sexe

Le DT1 peut avoir des impacts physiques significatifs sur la santé sexuelle, surtout lorsque les glycémies sont moins bien équilibrées. 

Tout d’abord, chez la femme, l’atteinte aux petits vaisseaux sanguins causée par l’hyperglycémie chronique peut diminuer l’approvisionnement en sang au niveau du vagin et causer de la sécheresse vaginale chronique. Une perte de sensation au niveau du clitoris pourrait également être observée chez les femmes souffrant de neuropathie diabétique (dommage au nerf). Les recherches sont encore peu développées sur ce problème, mais plusieurs femmes vivant avec le DT1 ont témoigné sur ce problème.

Chez l’homme, l’hyperglycémie chronique peut également mener à des problèmes au niveau de la circulation sanguine et des nerfs. Si cela survient au niveau du pénis, l’érection peut être plus difficile. Ainsi, selon plusieurs études, les hommes vivant avec le DT1 rapportent plus fréquemment une dysfonction érectile que leurs pairs sans DT1.

Enfin, les personnes vivant avec le DT1 (hommes et femmes) sont généralement plus vulnérables aux infections génitales et urinaires, connues pour causer de l’inconfort ou des douleurs lors des relations sexuelles. 

Il est important de noter que plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour l’évaluation des dysfonctions sexuelles, comme l’âge, la durée du diabète, la consommation de tabac, la dépression, le stress, etc. Outre ces facteurs, un bon équilibre glycémique permet généralement d’éviter ces problèmes.

À considérer

Il est essentiel de comprendre que le risque d’hypoglycémie est augmenté lors d’une relation sexuelle. L’idéal est de considérer une relation sexuelle comme un exercice physique, donc de mesurer sa glycémie au préalable, consommer des glucides, etc. De plus, comme tout exercice physique, le risque d’hypoglycémie est augmenté jusqu’à 48 heures après. 

Enfin, particulièrement chez les personnes vivant avec le DT1, la communication entre les partenaires est importante. Les appareils pour le diabète, comme la pompe à insuline, sont parfois l’objet de questionnements et de malaises. Vous pourriez avoir envie de retirer la pompe ou avoir peur d’accrocher le capteur du lecteur de la glycémie en continu. Il se peut donc que les individus choisissent des actions qui vont à l’encontre de leurs traitements (ex: retarder des prises d’insulines, retirer la pompe et oublier de se rebrancher, etc.).

Ce type de situations est normal et ne doit pas créer de culpabilité ou de jugement. Il est normal de ne pas toujours respecter son traitement! Vous pouvez simplement prendre en compte ces oublis ou ces divergences de traitement dans votre routine et dans l’analyse de vos glycémies.

Une vie sexuelle saine est tout à fait possible

Malgré certains défis occasionnés par le DT1, la plupart des individus vivant avec cette condition n’ont pas de problème majeur au niveau de leur santé sexuelle. Un équilibre glycémique approprié, une bonne communication avec son partenaire et un dialogue ouvert avec votre équipe de soins sont de bonnes façons de vivre une sexualité saine lorsqu’on vit avec le DT1.

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Références