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FAQ: Réduire et recycler les déchets en lien avec le diabète de type 1

Bien que trier les ordures domestiques soit devenu monnaie courante, il peut être encore difficile de savoir quoi faire des déchets liés à la gestion du diabète de type 1 (DT1). En effet, le traitement du DT1 (p.ex administration d’insuline, surveillance de la glycémie) produit des déchets au quotidien. 

Alors que de nouveaux traitements et de nouvelles technologies font sans cesse leur apparition sur le marché, peu d’efforts semblent être mis de la part des compagnies qui les produisent, pour faciliter le recyclage des nombreux déchets qu’elles produisent (p.ex. stylos à insuline jetables, dispositifs d’installation du capteur non recyclables).

Dans un contexte d’urgence climatique et environnementale toujours plus pressant, la réduction ou le tri des déchets en lien avec le diabète de type 1, peut être source de préoccupation pour la personne qui vit avec le DT1. 

Comment trier les déchets du DT1?

Le tri des déchets contribue à protéger l’environnement et à préserver les ressources. Pour cela, il faut en disposer de la bonne façon. Poubelles, recyclage, contenants à objets piquants ou tranchants, médicaments ou déchets électroniques, il n’est pas toujours facile de savoir comment trier et éliminer les déchets du DT1. Voici une liste pour vous aider à mieux vous y retrouver.

Est-ce que je peux faire don de mes fournitures en trop?

Si vous avez des fournitures en surplus et que celles-ci ne sont ni périmées (p.ex. insuline, aiguilles) ni brisées (p.ex. pompe à insuline), vous pourriez avoir envie de les donner plutôt que de les jeter. Cependant, sachez que légalement, il n’est pas possible de donner une fourniture qui vous a été prescrite. 

De plus, au Québec, il n’existe pas d’organismes ou d’associations spécialisées dans la récupération et le don de fourniture en lien avec le diabète. 

Cependant, il existe sur les réseaux sociaux des groupes de personnes qui vivent avec le diabète (p.ex. Diabète Type 1 • Franco • Québec et Canada) qui offrent la possibilité d’annoncer vos dons aux autres personnes.

Est-il possible de réduire mes déchets?

Puisque les soins liés au DT1 sont indispensables au maintien d’une bonne santé et qu’il n’existe souvent pas d’alternative ayant un impact écologique plus faible, il est donc difficile de trouver des moyens de réduire ses déchets médicaux. Voici cependant quelques stratégies qui pourront peut être vous aider:

  • Utiliser des tampons d’alcool seulement au besoin. Sachez qu’en dehors des milieux de soins (p.ex. hôpital, clinique) il n’est pas nécessaire de désinfecter votre peau avec des tampons d’alcool avant d’injecter votre insuline ou de vous piquer le bout du doigt. Dans le cas de la glycémie capillaire, un simple lavage des mains à l’eau et au savon est suffisant. En revanche, s’il s’agit de l’installation d’un capteur ou d’un cathéter (ou Pod) une désinfection à l’alcool est requise puisque le dispositif va rester en place plusieurs jours.
  • Choisir des stylos à insuline réutilisables. Si vous utilisez des stylos à insuline jetables ou des seringues, vous pourriez changer pour un stylo à cartouche. Dans ce cas, seule la cartouche d’insuline se change une fois terminée et vous conservez le même stylo. C’est le cas par exemple des insulines biosimilaires comme Admelog, Trurapi, Basaglar. À noter cependant que certaines insulines n’existent qu’en stylo jetable (p.ex. Tresiba, Toujeo). Renseignez vous auprès de votre équipe de soins ou de votre pharmacien.
  • Refuser les produits gratuits des compagnies si vous n’en avez pas besoin (p.ex. lecteurs de la glycémie capillaire). Un lecteur en état de marche est souvent suffisant.
  • Se renseigner. Avant d’acheter un appareil, vous pouvez vous renseigner auprès de la compagnie, ou auprès d’autres utilisateurs, pour évaluer l’impact écologique de ce dernier (p.ex. recyclable ou pas, quantité de déchets qu’il produit). Bien entendu, le choix de l’appareil doit se faire en fonction de vos préférences et de votre santé avant tout. Cependant, en cas d’hésitation entre plusieurs appareils, l’aspect écologique peut jouer un rôle dans la prise de décision. Par exemple, savoir que les pompes à insuline Tandem et Medtronic 770G se mettent à jour à chaque fois qu’une nouvelle version est disponible peut être intéressant pour bénéficier des nouveautés sans changer de pompe. De même utiliser son cellulaire plutôt qu’un récepteur de la compagnie pour les lecteurs de la glycémie en continu (p.ex. Dexcom, Freestyle Libre) lorsque possible, peut limiter le nombre de dispositifs et ainsi réduire l’impact écologique. 

Le tri, voire la réduction des déchets, peuvent représenter un poids de plus pour la personne qui vit avec le DT1 et qui peut se sentir impuissante face au manque de ressources et d’alternatives disponibles. 

Cependant, l’effort principal devrait avant tout venir des compagnies qui produisent les médicaments et les fournitures en lien avec le DT1. Ces dernières devraient en effet offrir davantage de transparence sur la gestion des déchets, travailler à réduire leur quantité, et proposer davantage d’options de recyclage . Pour encourager un changement dans ce sens, les consommateurs peuvent contacter les compagnies des fournitures qu’ils utilisent, afin de donner leur avis (p.ex. évoquer le problème de sur-emballage, favoriser le réemploi de fournitures comme les dispositifs d’insertion des lecteurs de la glycémie en continu ou de sets de perfusion).

Références:

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